Prise en charge de l’après-cancer : l’INCa publie ses propositions
Le Programme Personnalisé de l’après-cancer (PPAC) est inscrit dans les actions du Plan Cancer 2. L’INCa vient de publier ses propositions pour sa mise en place. Il s’inscrit dans deux grandes priorités du Plan Cancer : la personnalisation du parcours de soins et l’accompagnement de l’après-cancer, sur le plan médical et sur le plan social.
En voici la synthèse :
La surveillance médicale, qui fait la synthèse des traitements reçus, leurs éventuels effets indésirables, les traitements à poursuivre et leurs possibles effets indésirables, et le calendrier des consultations et examens de surveillance, pour que le patient puisse l’inclure dans son emploi du temps.
- La qualité de vie et l’accès aux soins de support : prise en charge des séquelles de la maladie et des traitements, prise en charge de la douleur, soutien psychologique pour le patient et ses proches, diététique, soins esthétiques, accès aux ERI…
- L’accompagnement social : reprise du travail, arrêt d’activité, reclassement professionnel, démarches en cours et coordonnées des professionnels impliqués
- Les contacts utiles pour le patient, et tous ses relais de proximité.
Ce PPAC sera établi en concertation avec l’oncologue référent et le médecin traitant.
Dès qu’il sera finalisé, nous vous en informerons pour que vous puissiez en bénéficier pleinement. |
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Le dépistage organisé : un nouveau souffle
Depuis 2004, la France a mis en place un dépistage organisé du cancer du sein pour permettre à toutes les femmes de 50 à 74 ans d’accéder à une prise en charge précoce et de qualité. Ce dispositif national coexiste avec un dépistage individuel. Il ne bénéficie, huit ans plus tard, qu’à la moitié des femmes concernées. Les recommandations que publie aujourd’hui la Haute Autorité de Santé visent à améliorer cette situation.
En voici la synthèse :
Le dépistage organisé est d’une qualité supérieure au dépistage individuel :
Son cahier des charges contient des garanties supplémentaires :
- la seconde lecture des mammographies qui identifie 9% des cancers dans le dépistage organisé, soit environ 1 300 cancers chaque année ;
- l’agrément et la formation continue spécifique des radiologues ;
- l’égal accès au dépistage pour toutes les femmes garanti par le système d’invitation systématique ;
- l’assurance qualité et le suivi des résultats.
La HAS plaide pour que le dépistage organisé devienne progressivement la modalité unique de dépistage du cancer du sein pour les femmes de 50 à 74 ans. Elle propose plutôt la mise en œuvre de mesures incitatives fortes en faveur du dépistage organisé auprès des femmes et des professionnels de santé. Elle a donc identifié les leviers suivants :
• Renforcer la place des professionnels de santé : Avec les radiologues, les médecins généralistes et les gynécologues sont les contacts privilégiés des femmes. Ils doivent devenir acteurs à part entière du dépistage organisé et être associés aux étapes d’invitation et de suivi des résultats.
• Etendre la gratuité à l’échographie médicalement justifiée dans le dépistage organisé : La HAS recommande que l’échographie immédiate réalisée quand elle est nécessaire selon les indications du cahier des charges du dépistage organisé puisse être prise en charge à 100%, ce qui n’est pas le cas actuellement.
• Informer les femmes de la qualité supérieure du dépistage organisé : Il importe de compléter le niveau de connaissance et d’information des femmes de manière personnalisée, c’est-à-dire avec les messages les plus adaptés à leurs caractéristiques et à leurs habitudes vis-à-vis du dépistage (non participantes, pratiquant le DI, etc.).
Retrouvez les réponses à vos questions « dépistage du cancer du sein ».
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Nouvelle publication Europa Donna :
Le cancer du sein métastatique
Europa Donna France publie sa nouvelle brochure d’information relative au cancer du sein : « le cancer du sein métastatique », écrite par un groupe de médecins oncologues, gynécologue, radiothérapeute et psychothérapeute. Il sera présenté aux Adhérentes le 19 mars pendant les Rencontres Europa Donna Ile de France, mais vous pouvez le télécharger ici
La Recherche sur les cancers : tout s’accélère
A l’occasion de la journée mondiale contre le cancer, le 4 février 2012, l’ARC, l’Inserm et l’INCa présentent un web documentaire « Recherche sur les cancers : tout s’accélère». Ce documentaire interactif éclaire les axes de recherche actuels les plus prometteurs, avec pour fil rouge les avancées concourant au développement d’une approche individualisée du traitement des cancers. Il présente des témoignages de patients, des interviews de chercheurs et de médecins, illustrées de reportages sur leurs lieux de travail. Il met en lien la recherche et la réalité du cancer, telle qu’elle est vécue par les malades.
On compte aujourd’hui 365000 nouveaux cas de cancer chaque année en France.
Plus d’un sur deux est guéris, en grande partie grâce aux efforts des chercheurs et des médecins. Ce documentaire pousse la porte des laboratoires où s’élaborent les traitements de demain. |