Institut National du Cancer
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Extrait de : "La radiothérapie"
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Quels sont les différents types de radiothérapie ?
Il existe deux voies principales d’administration de la radiothérapie :
la voie externe. Les rayons (des photons de haute énergie ou des électrons) sont émis en faisceau par une machine (appelée « accélérateur linéaire de particules » ou « accélérateur ») située à proximité de la personne malade ; ils traversent la peau pour atteindre la tumeur. La radiothérapie externe est la plus courante.
la voie interne. Les sources radioactives (iridium, césium, iode 125) sous forme de billes, de petits fils ou de grains, sont implantées directement à l’intérieur du corps de la personne malade. C’est la curiethérapie.
Le choix de mettre en oeuvre un type de radiothérapie plutôt qu’unautre est dicté en premier lieu par la localisation de la tumeur ou des ganglions touchés par les cellules cancéreuses. Parfois, une radiothérapie externe est combinée avec une curiethérapie.
La curiethérapie
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Comment se passe concrètement la radiothérapie ?
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La curiethérapie peut être dispensée en ambulatoire (curiethérapie « à haut débit de dose ») ou bien nécessiter une hospitalisation de quelques jours (curiethérapie « à bas débit de dose »). Il faut tout d’abord implanter les sources radioactives dans la zone à traiter, si nécessaire sous anesthésie. Puis le patient doit rester dans une chambre isolée durant le temps du traitement. Après le retrait des sources radioactives, et lorsque son état général est satisfaisant, le patient peut rentrer chez lui. Il faut parfois prévoir une période de convalescence après le traitement.
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Y a-t-il des risques particuliers liés à la radiothérapie ?
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La difficulté la plus importante liée à la radiothérapie vient du fait qu’en irradiant une tumeur, on ne peut éviter totalement d’irradier les tissus environnants. Il y a donc un risque d’altération de cellules saines (c’est-à-dire non cancéreuses), situées à proximité de la zone que l’on souhaite traiter. Cependant, les cellules saines sont capables de se régénérer, à l’inverse des cellules de la tumeur.
Cette altération entraîne ce que l’on appelle les « effets secondaires ».
Même si ces risques sont connus, ils n’en constituent pas moins des conséquences pénibles pour le patient lorsqu’ils surviennent.
Toutefois, les techniques de radiothérapie sont de plus en plus précises et permettent de réduire au maximum la survenue de ces effets secondaires.
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Les effets secondaires possibles
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Les effets secondaires diffèrent largement d’une personne à l’autre, selon le type de radiothérapie, la zone traitée et l’état général du patient. L’équipe médicale informe la personne traitée sur ceux qui peuvent se produire et sur les moyens d’y faire face. On recense notamment : une irritation de la peau à l’endroitde la zone traitée. Il est conseillé de ménager la peau le plus possible : éviter le soleil, les produits parfumés avec de l’alcool ; utiliser des savons doux ; porter des vêtements non irritants. en cas d’irradiation de la bouche, du cou ou du haut du thorax : des difficultés pour avaler, déglutir, un manque de salive.
Une certaine fatigue peut survenir au bout de quelques séances, qui peut nécessiter d’adapter son mode de vie durant le traitement.
Selon les cas, des médicaments et des conseils pratiques peuvent réduire ces effets secondaires, qui cessent en principe progressivement après la radiothérapie.
Il est très important pour la personne traitée de signaler à l’équipe soignante la survenue de problèmes de ce type ou autres, tout d’abord parce qu’elle peut proposer des solutions efficaces, et ensuite, pour éviter que des effets secondaires dits « aigus » ne deviennent chroniques, c’est-à-dire qu’ils persistent longtemps après le traitement.
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Risques de complications
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Les complications graves liées à la radiothérapie sont devenues très rares.
S’il s’avère qu’elles sont la conséquence d’erreurs humaines ou de défaillances techniques, elles font l’objet d’une enquête minutieuse et d’une prise en charge spécifi que des patients (comme c’est le cas pour tous les traitements médicaux quand des évènements imprévus surviennent).
Cependant, certaines complications peuvent aussi être liées à ce que l’on appelle la « radiosensibilité individuelle» : c’est la sensibilité particulière des cellules d’une personne aux irradiations, qui varie selon les individus.
Le suivi très régulier du patient par l’équipe médicale permet de détecter au plus vite une réaction trop forte au traitement, et de le réajuster.
Enfin, les procédures de perfectionnement et de contrôle des équipes soignantes, comme des machines qu’elles utilisent, visent à une augmentation constante de la sécurité pour les patients, afi n d’éviter au maximum la survenue d’accidents.