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Le reconditionnement physique 08/07/2013

L’Hôpital de Strasbourg propose aux femmes atteintes d’un cancer du sein un Programme de reconditionnement physique, le PEP’C – Programme d’Endurance Personnalisé sur ergoCycle – pour les aider à retrouver leur niveau d’endurance d’avant la maladie. Ce programme court – 3 mois environ à raison de 2 séances d’entraînement de 36 minutes par semaine – est construit sur le seuil ventilatoire préalablement identifié grâce à une épreuve d’effort. Les femmes qui le suivent peuvent retrouver au moins
30% de leur capacité d’endurance.
Le PEP’C peut se pratiquer pendant les traitements oncologiques ou à plus ou moins de distance de ceux-ci. L’effet premier ressenti est une moindre fatigabilité. En permettant à la personne de se « retrouver » physiquement, de reprendre confiance en son corps et son organisme le programme amène aussi un mieux-être psychologique.
250 femmes ont pu déjà bénéficier de ce programme.

l'Activité physique adaptée (APA) 08/07/2013

Exercices physiques
A la façon des programmes de rééducation systématiques après la prise en charge médicale de l’accident cardiaque (infarctus, pontage, greffe cardiaque) pour redynamiser les patients et les réadapter à l’effort physique, le programme mis en place depuis 2 ans et demi à Lyon, comme à Grenoble notamment, allie activité physique, kinésithérapie, séances d’ergothérapie, prise en charge nutritionnelle (pour éviter la prise de poids et/ou des régimes anti cancer plus ou moins pertinents) prise en charge psychologique et sociale. Un des bienfaits complémentaires de cette prise en charge collective (une dizaine de femmes par groupe) est l’effet du groupe sur chacune : meilleure acceptabilité de ses conditions, reconstruction plus rapide et plus efficace. Le programme dure 3 mois à raison de 2 jours par semaine, immédiatement à la fin des traitements médicaux et de la radiothérapie. Il agit comme un sas de décompression entre la fin des soins et la reprise de la vie « quotidienne d’avant »
Les femmes qui ont suivi le programme sont très satisfaites et les nouvelles patientes demandeuses.
Premiers résultats de l'expérience lyonnaise

  • 1 an et demi de recul
  • 3 centres de soins de suite et de réadaptation participants
  • 250 femmes
    Questionnaire d’évaluation rempli par 50 femmes
  • chimiothérapie + radiothérapie pour la plupart d’entre elles
  • 30%de mastectomies
  • 60% en surpoids
    Résultats
  • fatigue diminuée de de 45%
  • qualité de vie améliorée de 50à 80%
  • mais … pas de perte de poids

Les bénéfices de l’exercice physique

Dr Thierry Bouillet, radiothérapeute, fondateur de CAMI Sport et Cancer
Les Nouvelles d'EDFF Bullletin n° 17, Novembre 2009
Mise à jour 19/10/2010
Parler d’activité physique dans le cancer, c’est parler de se réapproprier un schéma corporel.
De nombreux essais le démontrent : l’activité physique améliore la fatigue, le moral et la qualité de vie, les capacités physiques, l’acceptation et l’observance des traitements. Elle réduit les effets secondaires, permet le maintien des fonctions, réduit l’ostéoporose. Elle est réalisable pendant et après les soins.
Dans le cancer du sein, elle diminue significativement le risque de rechute, apporte un bénéfice en terme de survie à 5 et à 10 ans et se révèle d’autant plus bénéfique qu’elle est d’intensité modérée.

Mais, seuls 35% des patients adhèrent à un projet d’activité physique, retenus par des barrières liées à la maladie et au traitement (fatigue, nausées, douleurs, rendez-vous de soins), à la vie personnelle (vacances, transports, garde d’enfant), et à la motivation (manque de temps, perte d’intérêt, non information, peur du danger).

Pourtant, aucun incident n’est rapporté dans les essais. En particulier, après cancer du sein, l’activité physique n’entraîne pas d’augmentation du lymphœdème mais améliore les symptômes et la force des membres supérieurs et inférieurs. De plus, elle a des effets prophylactiques sur le risque de cancer du sein. Cette réduction, globalement de 25 %, dépend de la durée, de la fréquence et de l’intensité de l’activité physique.
Tous les exercices sont bons, à condition qu’ils soient réguliers, 2 à 3 fois par semaine, inscrits dans la durée, d’intensité modérée, en cohérence avec l’état d’esprit et le possible du corps, initiés dès le début du traitement. L’activité physique peut s’exercer individuellement (marche rapide 1/2 heure par jour, footing, natation, vélo…) et/ou en séance, encadrée par des éducateurs médico-sportifs. Elle doit être conseillée à tous les patients, dans le cadre de programmes personnalisés adaptés au cours du temps, malheureusement encore peu développés, par manque de communication, de structures adaptées et de prise en charge.

L’activité physique est mesurée par la dépense énergétique qu’elle génère,
exprimée en MET/heure (Metabolic Equivalent Task/h).

Quelques exemples dans la vie courante (en MET/h) :
Activité MET/h
Station assise 1
Cuisiner 2
Faire le ménage 2 à 4
Marcher 2 à 3
Jardinage 3 à 6
Quelques exemples dans le sport (en MET/h) :
Activité MET/h
Yoga 2,5-3,5
Danse 4,5
Natation 4-11
Tennis 5-8
Arts martiaux 10