Cancer du sein
Diagnostic
Les traitements
La recherche

L'hormonothérapie 26/06/2014

Oeuvre collective d'Europa Donna Forum France - Extrait de HORMONES et CANCER DU SEIN - Nouvelle édition 2014
Pour afficher, partager ou télécharger sur votre ordinateur cette brochure, cliquez sur le bouton "Share" qui s'affiche sur l'icône de la couverture

Qu’est-ce qu’un cancer ?

La cellule est l’élément de base des tissus qui constituent les organes.
Normalement, chez tout être vivant les cellules se multiplient et meurent dans un équilibre sous la dépendance d’hormones et de facteurs dits « de croissance ». Lors de la multiplication des cellules, une altération peut se produire, mais l’organisme est capable de reconnaître les cellules anormales et de les éliminer. C’est ce que l’on appelle la « mort cellulaire programmée ».
Sous l’effet d’agents toxiques, chimiques, physiques, viraux, ou encore inconnus, peut se produire une multiplication incontrôlée de cellules au sein d’un organe qui aboutit à une ou plusieurs populations cellulaires anormales. L’équilibre se trouve alors rompu et les cellules peuvent se développer et former un cancer: c’est la carcinogenèse.
En effet, le cancer est lié à une multiplication cellulaire où les phénomènes de contrôle ne fonctionnent plus. Ceci est dû à la présence anormale dans les cellules cancéreuses de gènes dits « oncogènes » et/ou à l’altération d’autres gènes dits « gènes suppresseurs de tumeurs » qui ne peuvent plus s’exprimer. Ainsi une succession d’altérations vont conduire, à terme, à la croissance non limitée de ces cellules. Il a été calculé qu’il faut entre 3 et 7 ans pour qu’un cancer d’un cm3 se forme.
Un cancer est dit « in situ » quand il ne franchit pas les limites de la structure tissulaire dans laquelle il se développe ; il peut rester ainsi très longtemps ou devenir infiltrant. Un cancer est dit « infiltrant» quand il se propage aux tissus avoisinants. A un stade plus avancé, les cellules cancéreuses peuvent disséminer dans l’organisme. Cette dissémination à distance va entraîner la formation de métastases, c’est-à-dire le développement dans un autre organe d’une tumeur issue de la tumeur primitive. Un grand nombre de cellules cancéreuses seront détruites dans la circulation, par les défenses naturelles de l’organisme et les cellules du système immunitaire. Cependant certaines survivront et en se développant, ces métastases vont entraver le fonctionnement normal du tissu où il se développe.
En définitive, il n’y a pas un cancer mais différentes maladies que l’on regroupe sous le même nom.

Définition de l’hormono-dépendance

Les récepteurs hormonaux (récepteurs des œstrogènes [RE] et récepteurs de la progestérone [RP]) sont des cibles existant dans les cellules sur lesquelles les hormones, œstrogène et progestérone viennent se fixer. Ils ont été les premiers paramètres biologiques mesurés dans les tumeurs du sein. Leur dosage permet de déterminer la probabilité de réponse à un traitement hormonal. Si la tumeur possède des RE et /ou des RP, il s’agit d’une tumeur hormono-dépendante et elle a une grande probabilité de répondre à un traitement hormonal du cancer de sein. Si la tumeur ne possède ni RE, ni RP, elle est hormono-indépendante et il n’est pas indiquédans ce cas de donner à la malade un traitement hormonal.
Lorsque l’on considère l’ensemble des cancers du sein, environ deux tiers présentent des récepteurs hormonaux et un tiers n’en possède pas.
Les différentes classes de molécules dans le traitement dit « hormonal » des cancers du sein, (les Anti-hormones ou Inhibiteurs d’hormones). Fig. 3
1 2  >