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Qu’en pensent les patientes ?

Pour les patientes et anciennes patientes qui ont participé à la rédaction de ce document, la rémission et la guérison sont les résultats les plus importants de la chirurgie.

« La mastectomie est une épreuve difficile. J’ai eu besoin d’un soutien psychologique pour y faire face »

Des études scientifiques ont cherché à savoir ce que les patientes ressentaient après l’un ou l’autre type de chirurgie. Ces études montrent que la plupart des patientes qui ont eu une chirurgie conservatrice sont satisfaites des résultats esthétiques. Elles ont pu préserver leur sein et leur image corporelle et éviter ainsi le recours à une prothèse externe ou à une reconstruction du sein. En revanche, certaines se sentent angoissées à l’idée que le cancer puisse revenir.

« Grâce à la reconstruction de mon sein, j’ai pu retrouver confiance en moi »

Les patientes qui ont eu une mastectomie semblent moins s’inquiéter d’une éventuelle récidive du cancer. Cependant, certaines acceptent difficilement la perte de leur sein.

« J’ai beaucoup de mal à accepter la mastectomie, même si je sais que c’est le prix de la guérison »

Mise à jour : 25/06/08

Le curage axillaire, pourquoi, comment

Les cancers infiltrants* risquent de se propager vers les ganglions lymphatiques*. Les ganglions qui peuvent être atteints par le cancer du sein sont principalement ceux qui se trouvent sous le bras au niveau de l’aisselle. On les appelle les ganglions axillaires*.
Le risque de trouver des cellules cancéreuses dans les ganglions axillaires dépend de la taille de la tumeur dans le sein. Plus la tumeur est grosse, plus il y a de risques que les cellules se soient propagées vers les ganglions.
Afin de savoir si des ganglions axillaires sont atteints par le cancer, le chirurgien en enlève certains. Ce curage axillaire est réalisé au cours de l’opération du sein. Il s’agit d’une courte incision limitée à l’aisselle qui permet de prélever des ganglions afin de les analyser.
Certaines équipes chirurgicales mettent en place un drain* dans l’aisselle, à la fin de l’intervention, qui permet d’évacuer du sang ou des sécrétions et d’éviter une infection.
Le curage axillaire présente l’avantage de détecter la présence de cellules cancéreuses, mais il entraîne parfois un lymphœdème.

Le ganglion sentinelle

Les ganglions axillaires les plus proches de la tumeur sont les premiers ganglions à être envahis par les cellules cancéreuses lorsque le cancer du sein a atteint les ganglions axillaires. Ces ganglions ont été dénommés ganglions sentinelles. Pour les tumeurs de petite taille qui présentent un risque faible d’extension vers les ganglions,
il est parfois possible de prélever uniquement ces ganglions sentinelles. On parle alors de technique du ganglion sentinelle.
On injecte un produit au voisinage de la tumeur ou près de l’aréole du sein. Ce produit est collecté par le système lymphatique* pour se concentrer au niveau des premiers ganglions axillaires. Une scintigraphie permet de bien les repérer; le prélèvement est ainsi facilité.
Deux produits sont le plus souvent utilisés en France : un colorant appelé bleu patenté ou un produit radioactif injecté quelques heures avant l’opération. Ce produit radioactif est sans danger pour la patiente.
L’avantage de la technique du ganglion sentinelle est d’éviter les conséquences gênantes d’un curage axillaire. En effet, lorsque les ganglions prélevés et analysés ne sont pas envahis par les cellules cancéreuses, il est inutile de réaliser un curage axillaire. Cette technique permet d’éviter le curage axillaire chez la moitié des patientes dont la tumeur est inférieure à 3 centimètres et chez trois quarts des patientes dont la tumeur mesure moins de 1 centimètre.
La technique du ganglion sentinelle consiste donc à enlever et examiner uniquement un à deux ganglions. Cette technique innovante n’est pas proposée par toutes les équipes médicales. Ses résultats sont régulièrement validés.
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