Le colloque 2016, des mots et des voix... 20/12/2016

Notre colloque du 7 novembre 2016, « Mon cancer du sein, pourquoi moi ? » reprend les préoccupations des patientes qui dès l'annonce s'interrogent, pourquoi moi ? Car même si nous savons que le cancer est une maladie multifactorielle, peut être existe-t-il des causes qui augmenteraient les risques même s'il subsiste aujourd'hui des incertitudes quant à l'importance et au poids de ces facteurs. Les participants à notre Colloque ont souhaité partager avec tous ceux et celles qui ne pouvaient être avec nous ; aussi en attendant la parution de notre nouveau bulletin courant janvier 2017, reprenant l’ensemble des interventions, nous vous proposons d’écouter chaque semaine une intervention.

Le Colloque 2016, des mots et des voix

Introduction par Natacha Espié Présidente
Intervention Natacha Espié
Hélène Jacques
Loi de santé publique : quel impact pour les patientes ?
Hélène Jaques, Directrice de la Lligue contre le Cancer
Hélène Jacques
Avant la promulgation de cette loi en janvier 2016, La France était très en retard dans l'exploitation des données numériques de santé, contrairement à de nombreux autres pays tels que la Scandinavie et le Canada. Hélène Jacques s’est attachée à nous présenter l’évolution indéniable que représente cette loi, sans omettre de souligner les craintes de mésusages et donc appel à la vigilance. « Il faut permettre l'utilisation des données pour le bénéfice de tous sans mettre en danger le droit de chacun à la protection de sa vie privée ».
Jean-Yves Seror
Le dépistage des cancers du sein : décider pour soi en connaissance de soi
Des éléments de réponse aux controverses récurrentes
Suis-je concernée par le dépistage du cancer du sein ? Quels en sont ses enjeux, ses modalités de prise en charge, ses bénéfices et ses risques ? Quel est l’avenir du dépistage ? Autant de questions auxquelles le Dr Jean Yves Seror, radiologue au centre Duroc à Paris s’est exposé.
Ecouter son intervention
Nicolas Sevenet
Mes gènes, ma tumeur et moi ?
La tumeur, une maladie des gènes ? Dr Nicolas Sevenet, oncogénéticiel à l’Institut Bergonié de Bordeaux.
La connaissance des anomalies génétiques impliquées dans un type de cancer permet de prévenir, de dépister dans le cas d’anomalies génétiques familiales, les sujets à risque et de comprendre les processus de l’oncogenèse. Comme nous l’explique Nicolas Sevenet, du Service de génétique moléculaire de l’Institut Bergonie- Bordeaux, la difficulté n’est plus tellement liée au séquençage génétique mais à la complexité des connexions entre voies de signalisation, cycle cellulaire et cancer.
Pour écouter son intervention
Bernadette Carcopino et Patricia de Cremoux
Les tests prédictifs : pour quels cancers ? L’essentiel sur les signatures moléculaires

Réponse à une question pas totalement nouvelle … mais toujours plus pressante « est-il nécessaire de faire une chimiothérapie adjuvante, c’est-à-dire après la chirurgie, à toutes les patientes porteuses d’un cancer du sein hormonodépendant ? », Bernadette Carcopino, Gynécologue à Paris, et Patricia de Crémoux, Biologiste à l’Unité d’Oncologie Moléculaire de l’Hôpital Saint Louis, Paris, nous présentent les tests prédictifs qui apportent aujourd’hui une réponse de plus en plus précise et fiable.
Pour écouter leur intervention
Patrick Fenichel
Environnement et cancer du sein : Les perturbateurs endocriniens: de nouveaux facteurs de risque?

En augmentation régulière à travers le monde, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. On compte 1,7 million de nouveaux cas par an, dont plus de 54 000 en France en 2015. Quelles sont les raisons de cette pandémie ? Quelles soient d’origine hormonale, génétique ou environnementale, les causes sont bien évidemment multiples et différentes selon le continent ou le pays. Le professeur Patrick Fénichel, Chef de service d’endocrinologie et médecine de la reproduction au CHU de Nice, nous présente, au travers de nombreuses études réalisées ces dernières années, la mise en évidence de liens entre l'environnement et le développement du cancer du sein, particulièrement le rôle des perturbateurs endocriniens.
Pour écouter son intervention cliquez ici

Le compte-rendu en images et en mots de notre colloque 2015

Nous remercions chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont assisté et participé à notre colloque "le cancer du sein sans tabou". Vos réactions, vos commentaires ont été une vraie richesses à lire et à entendre. En cliquant ici vous pourrez afficher son compte-rendu détaillé sur notre bulletin 29. Et , la vidéo de quelques témoignages.

10 raisons de signer la Déclaration écrite sur la lutte contre le cancer du sein dans l’Union Européenne.

1 – Chaque année on compte dans l’Union Européenne plus de 367 090 nouveaux cas de cancer du sein
2 – Chaque année, 91 495 femmes y meurent d’un cancer du sein
3 – Le cancer du sein menace 1 femme sur 8 dans l’UE
4 – Les unités spécialisées de sénologie sont essentielles à l’amélioration des soins et de la survie des femmes atteintes de cancer du sein
5 – La Résolution du Parlement européen sur le cancer du sein de 2006 préconise à tous les Etats membres l’implantation de Breast units d’ici à 2016. Alors que l’échéance approche rapidement, de nombreux pays n’y ont pas encore souscrit
6 – Les femmes atteintes de cancer métastatique ont des besoins spécifiques de traitement et d’accompagnement psychologique, qui ne sont pas satisfaits dans de nombreux pays ou régions de l’UE.
7 – La Déclaration écrite de 2010 appelait la Commission à élaborer un protocole d’accréditation des unités de sénologie que l’ECIBC (European Commission Initiative on Breast Cancer) devait contribuer à déployer. Mais les progrès sont lents et doivent s’accélérer pour respecter l’échéance 2016
8 – Les programme de détection par mammographie constituent aujourd’hui la meilleure méthode de dépistage précoce et accroissent les chances de survie de femmes atteintes.
9 – Tous les pays de l’UE ne disposent pas de données pertinentes d’incidence et de mortalité du cancer du sein et du cancer du sein métastatique
10 – La signature des députés européens garantira que toutes les femmes au sein de l’Union bénéficieront de soins de qualité conformes aux référentiels.

Pascale Romestaing Vice-présidente d’Europa Donna
radiothérapeute, Hôpital privé Jean Mermoz – Lyon

Les perspectives en radiothérapie
La tendance depuis des décennies est à la désescalade thérapeutique. A la question aujourd’hui couramment posée dans la prise en charge du cancer du sein « comment faire aussi bien plus rapidement ? » la radiothérapie propose plusieurs réponses, dont chacune a ses indications spécifiques. L’objectif est de garder le même contrôle local, pour ne perdre aucune chance, en diminuant les effets secondaires. La radiothérapie hypo fractionnée vise à irradier plus rapidement l’ensemble du sein. Elle est réservée aux cas à faible risque de récidive locale, évalué sur des critères bien connus. La radiothérapie focalisée accélérée, appliquée au lit de la tumeur , peut se faire en per ou postopératoire. La radiothérapie peropératoire dispense 24 Gy en une fraction, au bloc opératoire. La curiethérapie, utilisée pendant longtemps en complément de dose chez les patientes à haut risque, administrée grâce à des aiguilles ou le dispositif Mammosite®, délivre la dose prescrite à raison de 2 séances par jour pendant 5 jours. Ces alternatives à la radiothérapie « classique » appellent à la prudence et à être réservées à des patientes soigneusement sélectionnées en fonction de leur niveau de risque.
Diaporama
1 2  >